La Quatrième Grande Guerre ninja est le dernier grand arc de Naruto, celui où tout ce que la série a installé pendant des centaines de chapitres se rejoint. Elle oppose, pour la première fois, l'ensemble des villages ninja à un seul adversaire. Cet article en donne le déroulé et les grandes conséquences : il révèle donc des éléments de la fin de la série, à lire avec précaution si vous n'avez pas terminé Naruto Shippuden.
Contexte : une menace que personne ne peut affronter seul
Depuis des années, l'Akatsuki traque les bijus, ces bêtes à queues dont le chakra donne un pouvoir immense. Derrière l'organisation se cache Obito Uchiwa, qui agit au nom de Madara, le légendaire rival du premier Hokage. Son plan, le Tsuki no Me, doit plonger le monde entier dans une illusion éternelle. Face à cette menace, les cinq grands villages mettent de côté leurs vieilles rancunes et forment l'Alliance shinobi. Naruto, protégé à l'écart parce qu'il est la cible principale, finit par rejoindre le front.
Déroulé, sans tout raconter
La guerre commence par une armée de clones et de ninjas ressuscités. Grâce à une technique interdite, Kabuto ramène du monde des morts des combattants légendaires, dont certains sont des proches des héros. L'Alliance doit donc se battre contre ses propres souvenirs autant que contre des ennemis : le face-à-face avec des disparus est l'une des idées les plus fortes de l'arc.
Puis la guerre change d'échelle. Madara revient à son tour, reprend la main sur le plan et invoque le Jûbi, la bête à dix queues, dont il devient le réceptacle. Les ninjas, rassemblés derrière Naruto et Sasuke, découvrent que l'origine de ce pouvoir remonte bien plus loin que les clans : le véritable adversaire est Kaguya Otsutsuki, figure ancienne dont est issu le chakra lui-même. Le combat final réunit l'équipe 7 au complet, Kakashi et Sakura compris, et se termine par le scellement de Kaguya.
Ce que ça change
La guerre met fin à un cycle de haine entre les villages. Elle impose aussi une conclusion à plusieurs trajectoires personnelles : Obito, longtemps adversaire, finit par reconnaître son erreur et se sacrifie pour aider Naruto. Neji, Itachi et d'autres paient eux aussi le prix du conflit, ce qui rappelle que la série n'a jamais traité la mort à la légère.
Sur le fond, l'arc répond à la question posée dès le début : comment un village qui rejetait Naruto peut-il apprendre à compter sur lui ? Pendant la guerre, le héros n'est plus l'enfant qu'on évitait, mais celui qui tient l'alliance ensemble. Le duel qui suit entre Naruto et Sasuke, raconté dans le combat Naruto contre Sasuke, vient clore la paix par une réconciliation plus personnelle.
L'image qu'on en garde
Ce qui reste de la guerre, ce sont d'abord des images de masse : des milliers de ninjas alignés sur un champ de bataille, protecteurs frontaux de tous les villages réunis, bandeaux de couleurs différentes côte à côte. Ce motif de l'union est devenu l'un des plus reconnaissables de la série, parce qu'il traduit visuellement l'idée centrale de l'œuvre : on ne gagne pas seul.
Viennent ensuite les figures de l'arc, du masque d'Obito au regard de Madara, en passant par le ciel rouge de l'illusion qui s'étend sur le monde. Ces décors de désolation, où l'on voit un village comme Konoha à l'arrière-plan des souvenirs de chacun, donnent à cette fin sa tonalité grave. La guerre n'est pas un feu d'artifice, c'est une mise à l'épreuve collective.
Les affiches consacrées à Naruto reprennent ces paysages, ces bandeaux et ces silhouettes.



